Un épisode sanglant de la Grande Guerre : le Chemin des Dames

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En février 1917, le front en Europe occidentale est absolument figé. Les Allemands ont tenté de l’enfoncer à Verdun un an plus tôt mais des combats acharnés ont permis de les contenir. L’armée française est depuis peu sous le commandement de Robert Nivelle qui cherche à tout prix, lui aussi, à briser le front pour séparer l’armée ennemie en deux.

Il est décidé de concentrer massivement des troupes sur trente kilomètres non loin de Reims sur un plateau tenu par les Allemands entre deux cours d’eau l’Aisne et l’Ailette : le Chemin des Dames (du nom de la route que les des filles de Louis XV utilisaient pour se rendre de Paris au château de La Bove).

Les français – 850 000 hommes – sont sur les pentes, les allemands – 682 650 – sur la crête. La stratégie consiste à faire pilonner les positions allemandes par l’artillerie pour créer une brèche dans laquelle l’infanterie pourra se ruer. Les allemands occupent cependant depuis longtemps le plateau et ont eu le temps d’organiser la défense et attendent les français avec un tir nourri.

Le résultat final est médiocre, des gains très minimes de territoires pour les alliés et des pertes humaines considérables des deux côtés : 187 000 victimes du côté français et 163 000 de l’autre.

Après cette terrible épreuve, des mutineries se déclencheront chez les soldats qui seront punies sévèrement par des condamnations à mort. La vie des soldats s’améliorera néanmoins un peu, notamment grâce à Clemenceau, le père de la victoire, qui visitera les poilus dans leur tranchée pour leur remonter le moral et améliorer leurs conditions de subsistance.

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