Magellan, le courage des découvreurs

Magellan

Lors d’une traversée de l’atlantique en paquebot dans un luxe parfait, un sentiment de honte décida Stéphane Zweig, le célèbre écrivain autrichien, à écrire une biographie du navigateur portugais Magellan. Il se jugea indigne de trouver le temps ennuyeux sur cette croisière alors que les découvreurs du XVe siècle risquaient leur vie à l’inconnu en bravant souvent les autorités intellectuelles de l’époque.

Fernão de Magalhães (1480-1521), ou Magellan, fut le chef de l’expédition qui réalisa le premier tour du monde de l’histoire humaine. A cette époque, notamment grâce à l’influence prépondérante du roi Henri le Navigateur, le Portugal était très en avance sur l’art de la navigation et cherchait à se placer sur le très lucratif trafic des épices ; un kilo de poivre passait par une douzaine d’intermédiaire pour rejoindre l’Europe depuis les îles indonésiennes. Son prix atteignait par conséquent des sommets. Magellan partit donc en direction de l’ouest pour relier les Moluques et leurs richesses. Le voyage dura trois ans et sur les 237 hommes qui partirent seulement 18 revinrent à Lisbonne. Les dangers furent nombreux, pirates, mutineries, tempêtes, indigènes… Magellan lui-même ne survécut pas ; il fut tué aux Philippines par une flèche empoisonnée lors d’une campagne armée contre les autochtones. C’est Elcano, une officier subalterne qui commanda ce qu’il restait de la flotte et rentra au Portugal.

Aujourd’hui, la pointe la plus australe de l’Amérique latine est séparée de la terre de Feu par le détroit de Magellan en souvenir de ces hommes hors du commun.

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