Le prix du fair-play

Handshake Before A Tennis Game

Le fair-play désigne la manière qu’on les sportifs de jouer honnêtement en respectant les règles. On peut considérer que le sport était autrefois une manière de rester en forme pour les guerriers. Au Moyen-Age, en temps de paix, par exemple, les chevaliers joutaient ensemble lors des tournois et devaient faire preuve de courtoisie les uns envers les autres. Le fair-play est sans doute issu de cette courtoisie médiévale. Dans la même idée, dans le Japon féodal, le code du samouraï, le bushido, incitait le perdant à reconnaître humblement sa défaite.

Aujourd’hui nombreux sont les exemples de fair-play dans le sport. Ces actes de bienveillance gratuite, qui font souvent manquer au protagoniste la victoire, enthousiasment les spectateurs.

Au football, lors d’un match important entre Liverpool et Arsenal en 1997, l’arbitre décrète un penalty en faveur de Robbie Fowler croyant que celui-ci avait été fauché par le gardien adverse. Fowler décide alors d’envoyer mollement le ballon dans les buts adverses de façon à annuler la décision injuste de l’arbitre. Il sera pour cet acte récompensé du prix du fair-play UEFA, qui est décerné aux équipes et joueurs selon un système complexe de points depuis 1996.

Lors des jeux olympiques d’hiver de 1964, l’italien Monti démonte un boulon d’essieu sur son propre bobsleigh pour le donner à l’équipe anglaise qui avait cassé le sien et n’en trouvait pas. Ce geste de fair-play permet à l’équipe de Grande Bretagne d’arriver seconde au classement et surtout relègue Monti à la troisième place. Monti sera alors le premier lauréat du prix du fair-play Pierre de Coubertin. Il dira même pour répondre aux attaques des journalistes sportifs italiens révoltés, à propos de son concurrent anglais : « Tony Nash n’a pas gagné parce que je lui ai donné un boulon. Il a gagné parce qu’il était le meilleur ».

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